La Pro-A offre aux responsables de formation et des ressources humaines la possibilité d’obtenir des financements auprès de leurs OPCO pour favoriser la reconversion ou la promotion de leurs salariés.
Un atout important pour les entreprises qui souhaitent rester compétitives à l’heure de la crise.

Près de la moitié des actifs (49 %) envisagent une reconversion professionnelle à plus ou moins long terme, selon une étude Centre-Inffo réalisée en 2021.
C’est là qu’intervient le dispositif Pro-A. Celui-ci favorise, en effet, la reconversion ou la promotion par alternance

Vous pouvez dès lors, le mobiliser pour que vos salariés puissent changer de métier ou accéder à une promotion sociale ou professionnelle.
Les avantages pour l’entreprise ? 

Tout d’abord répondre aux nouvelles obligations légales quand l’obtention d’une certification devient nécessaire à l’exercice d’une activité.

Mais, aussi, rester compétitif dans un monde en crise et soumis à des évolutions technologiques et numériques importantes.
Zoom sur ce dispositif.

Pro-A : quand la reconversion ou la promotion devient un enjeu anti-crise

La reconversion a pu être envisagée par de nombreux salariés durant les divers épisodes de confinement.
En quête de sens, certains ont eu des envies d’ailleurs ou tout simplement, d’une évolution ou d’une promotion professionnelle.

En tant que responsable de formation, votre rôle est de les accompagner dans cette réflexion.
Le dispositif pro-A pourrait alors être une option à envisager ensemble. Mais concrètement, de quoi s’agit-il ?

Le dispositif Pro-A : la reconversion ou la promotion par alternance

Apparue avec la loi Avenir professionnel du 5 septembre du 2018, la Pro-A offre au salarié la possibilité de “choisir son avenir professionnel.

Dans le cadre d’une reconversion ou d’une promotion par alternance, il est ainsi possible de mobiliser ce dispositif pour bénéficier du financement de formations adaptées à ses besoins.
Les objectifs : favoriser son évolution professionnelle et son employabilité.

C’est alors un tremplin vers un changement d’emploi ou vers une évolution sociale ou professionnelle qui lui permettra de bénéficier d’un salaire plus avantageux.
Mais pour l’entreprise, quels sont les avantages

 

Pourquoi mettre en place la Pro-A dans son entreprise ?

La pandémie de Covid-19 a impacté nos vies professionnelles. Accélération de la digitalisation et obsolescence des compétences ont révélé le manque de qualifications de certains salariés. La formation professionnelle s’est dès lors avérée essentielle. 

Certaines entreprises l’ont bien compris et n’ont pas hésité à mobiliser les différents dispositifs mis en place par le gouvernement.
Parmi eux, on retrouve la Pro-A, un dispositif à forts enjeux en temps de crise.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a été renforcé dans le cadre du plan de relance du gouvernement
De fait, il répond aux besoins de l’entreprise : 

  • Former les salariés pour leur permettre d’accéder à un recrutement et à une augmentation des salaires.
    En effet, les nouvelles législations sur l’emploi imposent désormais une qualification certifiante pour certains postes ; 
     
  • Rester compétitive dans un contexte économique tendu en opposant à la concurrence une main d'œuvre qualifiée.
    Cela implique bien entendu d’avoir un temps d’avance sur celle-ci en anticipant les mutations économiques et technologiques.

Pour le responsable de formation, le dispositif doit donc s’inscrire dans une véritable stratégie de formation. Mais comment ça marche ?

 

La Pro-A en pratique

La reconversion ou la promotion par alternance s’inscrit dans une co-construction entre le salarié et l’entreprise et intervient en complément du compte personnel de formation (CPF).

Il peut être à l’initiative du salarié ou du responsable de formation lorsque le dispositif est intégré au plan de développement des compétences de l’entreprise. Les actions de formations visent alors à favoriser l’adaptation des salariés à leur poste de travail.

▶️ Comprendre la Pro-A en 1 minute

Source : OPCO Mobilités

 

Les formations concernées

Les formations réalisées dans le cadre de la Pro-A comportent une partie théorique et une autre pratique en alternance dispensées par un organisme externe ou interne à l’entreprise. 

Elles concernent la préparation de qualifications définies par la législation en vigueur et par une disposition conventionnelle :

  • Diplôme ou titre à finalité professionnelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ;
  • Certificat de qualification professionnelle (CQP) ;
  • Qualification reconnue dans les classifications d'une convention collective nationale de branche ;
  • Validation des acquis de l'expérience (VAE; VAE collective) ;
  • Certificat de connaissances  et de compétences professionnelles (Cléa) lié aux savoirs de base. 

Mais attention, tout le monde n’y a pas accès. 

 

Qui peut se former ?

Les publics éligibles à la Pro-A sont les salariés :

  • en contrat à durée indéterminée (CDI) ;
  • bénéficiaires d’un Contrat unique d’insertion (CUI) à durée indéterminée ;
  • sportifs ou entraîneurs professionnels, en contrat à durée déterminée (CDD) ;
  • en activité partielle.

Ces derniers doivent avoir un niveau de qualification inférieur à un niveau licence (Bac +3) certifié au RNCP. 

 

Quelles obligations pour l’employeur ?

En tant que responsable de formation, si vous choisissez de recourir à la Pro-A, sachez que vous devrez vous soumettre à un certain nombre d’obligations.

Ainsi, la première chose à faire consiste à réaliser un avenant au contrat de travail du salarié, précisant la durée (entre 6 et 12 mois sauf exceptions notamment VAE et Cléa) et l’action de formation envisagée.
Celui-ci sera envoyé à votre Opérateur de compétences (OPCO) pour le financement des frais pédagogiques, de transport et d’hébergement selon un montant forfaitaire défini par la branche professionnelle.

Dans la réglementation, il faut également savoir qu’aucune action de formation en dehors du temps de travail ne pourra s’effectuer sans l’accord écrit du collaborateur. 

Si sa formation se fait pendant les heures de travail, vous devrez continuer à lui verser une rémunération et assurer une continuité de sa protection sociale professionnelle. 

Enfin, vous devrez lui désigner un tuteur disposant d'au moins 2 ans d’expérience professionnelle en lien avec la formation visée pour l’accompagner durant cette période. 

 

Voir aussi : Dispositif FNE-Formation : qu'est-ce que c'est ?

 

En conclusion 

La Pro-A est un dispositif à ne pas négliger dans un plan de développement de compétences efficace.

Vous en connaissez maintenant les atouts pour une organisation compétitive en temps de crise.
Il ne vous reste plus qu’à la mettre en place.